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Difficulté à perdre du poids ? Vous faites des efforts mais rien ne bouge ? Découvrez les freins physiologiques à la perte de poids et reprenez le contrôle !

  • Photo du rédacteur: Caroline Deherve
    Caroline Deherve
  • 7 oct.
  • 5 min de lecture

Dernière mise à jour : 17 oct.


Vous avez l’impression de tout faire correctement : alimentation saine, activité physique régulière, sommeil correct… et pourtant la balance ne bouge pas ?

Vous vous sentez fatigué.e, ballonné.e, frustré.e, ou vous craquez facilement sur le sucre ?Ce n’est pas un manque de volonté, mais souvent un déséquilibre physiologique profond.


Le poids n’est souvent pas qu’une question de calories : c’est le reflet de votre équilibre hormonal, digestif et métabolique. En micronutrition, on cherche à comprendre pourquoi votre corps bloque, car il n’y a jamais de perte de poids durable sans rééquilibrage du terrain.


Voici les grands saboteurs de la perte de poids — et ce que la micronutrition peut faire pour vous aider à reprendre le contrôle.


1. La thyroïde : le chef d’orchestre du métabolisme


C'est quoi ?

La thyroïde régule la vitesse du métabolisme, la température corporelle, la consommation énergétique. Ses hormones (T4 → T3) agissent comme un accélérateur.


Pourquoi elle bloque la perte de poids ?

Quand la T4 ne se convertit plus bien en T3, le corps tourne au ralenti : métabolisme plus lent, fatigue, stockage facilité, frilosité, peau sèche, moral bas.


Ce qui perturbe la thyroïde

En micronutrition

On soutient la conversion T4 → T3 et la fonction thyroïdienne via les nutriments-clés, la correction des carences et la prise en charge du microbiote.



2. Le cortisol : le stress qui empêche de maigrir


C'est quoi ?

Le cortisol est l’hormone de l'éveil mais aussi du stress, produite par les surrénales. En cas de stress chronique, il devient votre plus grand ennemi minceur.


Pourquoi il bloque la perte de poids ?

  • Le cortisol augmente la glycémie, donc l’insuline, donc le stockage et l'inflammation

  • Il dérègle la thyroïde, freine la progestérone et affaiblit la digestion.

  • Quand il chute (épuisement surrénalien), le métabolisme s’effondre, et la fatigue intense s'installe


En micronutrition

  • Soutien des surrénales 

  • Régulation du système nerveux et travail sur la gestion du stress

  • Travail sur les biorythmes (rythme éveil - sommeil)



3. La résistance à l’insuline : quand le sucre devient un poison


C'est quoi ?

L’insuline permet au glucose de rentrer dans les cellules pour être utilisé. Quand les récepteurs à l'insuline deviennent résistants, le sucre reste dans le sang et est stocké sous forme de graisses. C'est la phase de pré-diabète.


Le lien avec la perte de poids

  • Trop de sucres rapides, repas fréquents, stress → hyperinsulinémie chronique.

  • Les cellules deviennent résistantes → le sucre reste dans le sang, l’insuline augmente encore.

  • L’insuline empêche la lipolyse (brûlage des graisses) → stockage abdominal.

  • Elle stimule la faim, surtout le soir.


Cette résistance favorise la prise de poids, la fatigue après les repas, et peut mener à un SOPK (syndrome des ovaires polykystiques) chez la femme, avec acné, cycles irréguliers et infertilité.


En micronutrition

  • Ajustement de l’alimentation indispensable

  • Micronutriments essentiel au fonctionnement hormonal

  • Travail sur l'inflammation via différentes voies

  • Travail sur le stress


4. L’inflammation de bas grade : le terrain silencieux


C'est quoi ?

L'inflammation de bas grade est discrète mais constante. Elle ne fait pas mal, mais elle use : fatigue, douleurs diffuses, ballonnements, moral bas, prise de poids sans raison. Les causes fréquentes sont l'alimentation déséquilibrée (oméga-6 en excès, sucres, additifs), la dysbiose intestinale, le stress oxydatif et le manque de sommeil.


Pourquoi elle bloque la perte de poids ?

L’inflammation chronique perturbe :

  • La thyroïde (conversion hormonale ralentie)

  • L’insuline (résistance accrue)

  • Les œstrogènes (mauvaise élimination)

  • La sensation de satiété


En micronutrition

  • Micronutriments essentiels pour faire baisser l'inflammation

  • Rééquilibrage alimentaire

  • Travail du microbiote et de la détox hépatique



5. La dysbiose : un microbiote qui ne joue plus son rôle


C'est quoi ?

La dysbiose correspond à un déséquilibre du microbiote intestinal, souvent causé par une alimentation déséquilibrée, des antibiotiques, le stress ou des infections digestives.


Pourquoi elle bloque la perte de poids ?

  • Perturbe la satiété

  • Empêche la bonne assimilation des nutriments

  • Crée une inflammation de bas grade

  • Bloque la conversion hormonale thyroïdienne

  • Augmente l'inflammation intestinale


En micronutrition

  • Antimicrobiens spécifiques à la dysbiose en question

  • Réensemencement du microbiote (probiotiques spécifiques)

  • Soutien de la perméabilité intestinale 



6. La candidose : le champignon qui sabote la satiété


C'est quoi ?

La candidose est une prolifération anormale de Candida albicans, un champignon naturellement présent dans l’intestin.


Pourquoi elle bloque la perte de poids ?

  • Le candida se nourrit de sucre et libère des molécules qui stimulent les envies sucrées.

  • Il perturbe la satiété, crée des ballonnements, une fatigue post-prandiale, entretient l’inflammation et peut impacter l'humeur.

  • Il peut aggraver une résistance à l’insuline et une prise de poids abdominale.


En micronutrition

  • Régime alimentaire spécifique le temps du traitement

  • Soutien du foie et des intestins

  • Antifongiques naturels

  • Réensemencement du microbiote après traitement, avec des probiotiques spécifiques à la candidose




C'est quoi ?

Un déséquilibre entre les hormones "prolifératrices" (œstrogènes) et les hormones du frein à la prolifération (progestérone). Le déséquilibre est généralement en faveur des œstrogènes et peut accentuer le stockage, la rétention d’eau et les fringales.


Pourquoi il bloque la perte de poids ?

  • Les œstrogènes favorisent la rétention hydrique et la lipogenèse (création de gras).

  • Une carence en progestérone aggrave le stress, la fatigue, les troubles du sommeil et ralentit le métabolisme.

  • Ce déséquilibre est rencontré en pré-ménopause

  • Ce déséquilibre favorise aussi le SPM ou l’endométriose


En micronutrition

  • Soutenir la détox hormonale (foie, intestins)

  • Traiter la dysbiose si présente

  • Favoriser une ovulation de qualité (qui favorise la progestérone)

  • Éviter les perturbateurs endocriniens

  • Plantes adaptogènes ciblées



Tout est lié : comprendre les cercles vicieux


Aucune hormone, aucun organe ne travaille seul. Thyroïde, cortisol, insuline, microbiote, œstrogènes… tous interagissent. Un déséquilibre sur l’un entraîne un effet domino sur les autres. C’est pourquoi la micronutrition agit sur le terrain global, et pas sur un symptôme isolé.


Approche micronutritionnelle : rééquilibrer le terrain


En tant que micronutritionniste, on investigue ensemble pour :

  • Identifier le ou les niveaux de blocage (thyroïde, microbiote, inflammation, hormones, etc.) et agir de manière ciblée

  • Comprendre votre profil métabolique et hormonal 

  • Adapter l’alimentation, les apports micronutritionnels et le rythme de vie

  • Soutenir les fonctions d’élimination et de régénération cellulaire


Et vous, vous reconnaissez-vous ?


Vous avez beau faire attention à tout, et pourtant votre corps bloque ?

Ces signaux ne sont pas une fatalité : ils traduisent un déséquilibre fonctionnel qu’on peut identifier et corriger.


👉 En micronutrition, on ne lutte pas contre le corps — on l’aide à retrouver sa capacité naturelle d’équilibre.

Si vous vous reconnaissez dans cet article, n’hésitez pas à prendre rendez-vous : ensemble, nous comprendrons pourquoi votre métabolisme freine, et comment le relancer durablement.



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